Guillaume Barazzone


Si la violence contre les enfants n’a hélas pas de frontière, nous devons reconnaître qu’en Europe les pouvoirs publics ont développé des outils efficaces et un arsenal juridique performant afin de protéger au mieux les mineurs. Même si, on le sait, aucun dispositif n’est parfait.

En Afrique, en Asie et en Amérique latine, ce filet de protection officiel autour des enfants est souvent troué. Manque de moyens chroniques, corruption, absence de bases légales : les gouvernements du Sud ont parfois des difficultés à trouver des réponses appropriées aux souffrances des enfants. Mais les besoins des enfants, eux, ne changent pas.

Le travail des ONG, et particulièrement celui de Casa Alianza en Amérique latine, est donc vital. En 2013, l’organisation a poursuivi avec succès ses programmes au Honduras, au Nicaragua, au Mexique et au Guatemala. Dans ce dernier pays, 60 adolescentes victimes de violences sexuelles bénéficient d’un programme complet d’attention et de réhabilitation. La Ville de Genève est fière d’avoir pu soutenir ces activités qui permettent à ces jeunes filles de retrouver, après le traumatisme, leur famille. En 2013, vingt d’entre elles ont ainsi pu rejoindre leurs proches. Des démarches ont aussi été entreprises pour qu’elles continuent leur scolarité ou leur formation professionnelle. À travers ces initiatives, Casa Alianza offre à ces victimes quelque chose d’essentiel :
la possibilité de reprendre le cours de leur vie et l’espoir de surmonter les atrocités subies.

Les enfants ont souvent une extraordinaire capacité de résilience. Les aider, les soutenir, les encadrer, c’est leur ouvrir la voie vers cette résilience. En tant que conseiller administratif de la Ville de Genève, je ne peux que souhaiter que Casa Alianza poursuive son travail sur le terrain aussi longtemps que possible.

Guillaume Barazzone,
Conseiller administratif de la Ville de Genève (2013)